POURQUOI GROSSIT-ON ?


Pourquoi le surpoids et l'obésité augmentent depuis 50 ans ? Au Etats-Unis on retrouve 36% des américains qui sont en surpoids et 27% d'obèses. En France 32% des français sont en surpoids et 15% obèses, si l'on additionne cela fait 47% des français en surpoids.

Mais pourquoi grossit-on ? Plusieurs facteurs expliquent se phénomène.

Voici les 8 facteurs les plus impliqués dans la prise de poids.

  • 1 L'alimentation :

Avec l'activité physique, c'est le facteur le plus important qui va engendrer une prise de poids.

IL faut savoir que notre alimentation à plus changé en 50 ans qu'en 5 millions d'années d’évolution. Les français consomment en moyenne 80% de produits industriels.

Le problème de ces aliments, c'est qu'ils sont enrichies en sucres, en mauvaises graisses et en sel. On sait aujourd'hui que les sucres et les graisses saturées sont tous ces éléments qui nous font grossir depuis une soixantaine d'années.

  • 2 Comportement alimentaire:

Lui aussi à beaucoup changé depuis 60 ans, on mange de plus en plus à l’extérieur, se qui induit une plus grande fréquentation des fast food, snacks, pizzerias. On mange de plus en plus vite ! Généralement un français mange en moins de 20 min. Le problème est que l'estomac à besoin d'une vingtaine de minutes pour envoyer l'information au cerveau de satiété.

IL n'y a pas que l'estomac qui va envoyer l'information, l'intestin grêle, une fois qu'il va recevoir de la nourriture va aussi secréter des hormones ( la leptine, l'insuline,cholécystokinine) Ces hormones, secrétées par l'intestin grêle, sont envoyées au cerveau qui lui, nous dira d’arrêter de manger. Ce processus est de 15 à 20 min. Cela nous enlève donc la notion de quantité.

la 2 ème erreur du comportement alimentaire est de ne plus mâcher les aliments. La mastication va elle aussi produire une hormone (histamine) qui va mettre 15 à 20 min pour informer le cerveau d’arrêter de manger.

Le problème de manger vite est que les différentes hormones n'ont pas le temps de nous dire d’arrêter de manger.

La 3 ème erreur est de faire des régimes amincissent. Lors de régimes amincissent le corps pense qu'il traverse une phase de famine et de ce fait va réduire son métabolisme de base. Ces régimes hypocaloriques ne sont pas tenables sur la durée,lls créent une grande frustration et de la fatigue ce qui à terme pousse les personnes à se jeter sur les aliments sucrés et gras.

Vous connaissez la suite ! Déséquilibre de la balance énergétique, c'est énergie en excès va se transformer en matière grasse.

  • 3 Diminution de l'activité physique:

Depuis 2 siècles on fait 8x moins d’activités physique, passant de 8h à 1h d'activité physique par jour. L'activité physique concerne tous les moments ou vous êtes ni allongé ni assis, l'activité physique c'est un mouvement actif de l'ensemble de nos membres, (marcher, jardiner,...).

L'arrivée des nouvelles technologies engendre de moins en moins de mouvements et d'activités physiques par conséquence moins de dépense énergétique ce qui favorise la prise de poids et le stockage des graisses.

  • 4 Facteur génétique:

Nous ne sommes pas tous égaux devant la prise de poids et le surpoids. Le surpoids est en partie dû à un déséquilibre énergétique alimentaire (apports excessifs ou/et dépenses réduites).

Cet équilibre énergétique est modulable par notre alimentation et notre activité physique entre autre.

Cependant, une part des variations de susceptibilité à l’obésité serait lié à la génétique : 65% des variations dans l’obésité, serait familiale ou génétique à travers des gènes tels que Avy (le gène agouti contrôle l’appétit et l’adipogenèse), (Leptine), (Adiponectine)... des gènes liées à la régulation de l’appétit, du métabolisme ou des phénomènes inflammatoires.

La période avant la naissance, in utero et dans la petite enfance sont des périodes critiques de plasticité épigénétique par rapport à l’environnement du fœtus et du nouveau-né. Le poids de naissance est un indice de croissance (bien qu’imparfait) du fœtus et de son état nutritionnel. Il a été observé que les nouveaux nés avec un poids faible à la naissance ou une croissance ralentie in utero étaient associés avec un risque accru pour le diabète de type 2, l’hypertension et de surpoids.

En cas de restriction énergétique, le fœtus pourrait s’adapter avec des changements hormonaux et métaboliques. On parle de programmation fœtale. Les enfants exposés à une malnutrition aigüe sont plus à même de développer de l’obésité adulte. L’IMC des parents est associé à celui des enfants dans plusieurs études.

Des régimes parentaux riches en gras pourraient également favoriser le surpoids chez la descendance.

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  • 5 Le facteur psychologique:

Le stress chronique, l'anxiété, les émotions négatives conduisent à la prise de poids. Soit parce qu'on mange trop, soit parce notre corps se met dans un état particulier qui l'amène à stocker les calories, pour faire face à des dangers réels ou imaginés. Produit par les glandes surrénales, le cortisol est l’hormone du réveil et de la mise en alerte. C’est lui qui permet la résistance aux stress de la vie. Si votre environnement vous stresse ou votre adaptabilité est en berne, vous produisez trop de cortisol.

Trop de cortisol signifie aussi prise de poids : l’organisme bascule en mode « danger, risque, famine » et met en réserve de l’énergie. Le cortisol modifie le stockage du sucre, réduit la masse musculaire, modifie le stockage de l’eau et des fluides dans l’organisme. Il est directement lié à la prise de masse grasse au niveau de l’abdomen : il augmente le tour de taille, surtout chez les femmes.

  • 6 Grossesse et ménopause:

Les variations hormonales ont une implication reconnue dans l’accroissement de l’adiposité. En effet, l’insuline et le cortisol favorisent l’accumulation du tissu adipeux. Avec l’âge, malheureusement, la production de ces deux hormones croît, favorisant ainsi l’augmentation des graisses.

Quant aux oestrogènes, à la périménopause, ils sont stimulés de façon exagérée par l’hypophyse, ce qui conduit très fréquemment à de la rétention d’eau et au développement du tissu adipeux des fesses et des cuisses. À la ménopause, les graisses migrent vers le ventre augmentant le tour de taille.

La testostérone et l’hormone de croissance, qui favorisent le développement des muscles, voient par contre leur production diminuer avec l’âge. Cela provoque une fonte musculaire. Et qui dit moins de muscles, dit plus de gras et moins de calories brûlées, puisque la masse maigre (muscles) brûle plus d’énergie que la masse grasse.

  • 7 Dérèglement hormonal (hypothyroïdie):

L’hypothyroïdie est un dérèglement de la glande thyroïde liée à un déficit d’hormones thyroïdiennes. La sécrétion des hormones thyroïdiennes (T3 et T4) est régulée par l’hypophyse, qui produit la TSH (Thyroid Stimulating Hormone).

Conséquence : le métabolisme est ralenti et le stockage des graisses plus importants à activité égale. Après 50 ans, les femmes sont plus exposées au risque d’hypothyroïdie.

  • 8 Le sommeil :

de nombreuses études ont montré que les personnes qui dorment moins en quantité comme en qualité ont tendance à présenter des indices de masse corporelle (un rapport entre le poids et la taille) plus importants. Si chacun a déjà pu constater dans son quotidien un besoin accru de manger après une mauvaise nuit, ceci possède une explication aujourd’hui bien connue.

Le manque de sommeil influe sur de nombreux aspects métaboliques et notamment sur 4 hormones impliquées dans notre gestion du poids.

D’après différentes études expérimentales, une privation de sommeil, même datant de quelques jours seulement, entraînerait une augmentation des taux d’insuline, de cortisol et de ghréline ainsi qu’une diminution du taux de leptine. Concrètement cela se traduit par une prise de poids non seulement due aux excès alimentaires induits mais aussi aux effets métaboliques eux-mêmes.

En conclusion, l’obésité est une pathologie qui fait intervenir de nombreux organes tels que le tissu adipeux, le foie, le pancréas et le cerveau. La complexité de cette prise de poids réside dans le fait qu’elle met en jeu tous ces organes qui forment une sorte de réseau dans lequel la communication fait intervenir des messages hormonaux, immunitaires et nerveux.

Le sommeil, la diminution du stress, une alimentation saine et une activité physique régulière, vont réguler votre système hormonal et de ce fait évitera une prise de poids.

La perte de poids et le maintien de votre capital santé passent par un bon équilibre de ces différents facteurs.

Christophe Verneau

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